Les faits saillants de l'Enquête O-D 1998 L'enquête a permis de constater une forte hausse de 21 % des déplacements
quotidiens dans la région métropolitaine de 1987 à 1998. Cette hausse est causée par
la croissance combinée de la population (10 %) et du nombre de déplacements par personne
par jour (8 %).
L'enquête a aussi mis en relief une hausse encore plus importante
de l'utilisation de l'automobile, de l'ordre de 30 %, soit une augmentation de 12 % de
1987 à 1993 et une autre de 18 % de 1993 à 1998.
Ce phénomène s'explique, d'une part, par une hausse de la
motorisation de 24 % et par une croissance de l'emploi de 6 % et, d'autre part, par une
urbanisation accélérée des secteurs périphériques où les transports en commun sont
limités ou moins développés.
Le nombre de déplacements en transports en commun a diminué de 11
% de 1987 à 1993, puis, a connu un redressement partiel récent (-3 %) de 1993 à 1998.
L'effet combiné de cette baisse avec la hausse des déplacements automobiles entraîne
une diminution de la part de marché quotidienne des transports en commun de 24 % de 1987
à 17 % en 1998.
En ce qui concerne les grands échanges inter-régionaux, en pointe
du matin, modes de déplacement auto et transport en commun confondus, on observe une
augmentation moyenne de 17 % de 1987 à 1998. L'augmentation est de 6 % pour les
déplacements CUM vers CUM, de 17 % pour les déplacements banlieue-CUM et de 45 % de
banlieue à banlieue.
Conclusion
La croissance des déplacements quotidiens dans la région
métropolitaine de 1987 à 1998 s'explique par l'augmentation de la population, la
croissance de l'emploi et la hausse du nombre moyen de déplacements par personne.
Par ailleurs, la hausse plus importante du nombre de déplacements
en automobile s'explique, elle, par une croissance plus importante des secteurs
périphériques (population, emploi); par la diminution du nombre de personnes âgées de
moins de 30 ans, combinée à une augmentation du groupe des 30-50 ans; et par la hausse
marquée de l'emploi et de la motorisation, chez les femmes en particulier.
Tous ces phénomènes ont contribué, malgré un redressement
partiel récent, à diminuer la part de marché des transports en commun.